Citiscape by CitizOn | Histoires urbaines made in Morocco 🇲🇦
[Épisode 11] Saïd Hajji : L’Indépendance par la plume
À propos de cet épisode
Avant les grands discours.
Avant les manifestations massives.
Avant même l’idée d’Indépendance telle qu’on la connaît aujourd’hui…
Il y eut des journaux.
Des textes.
Des idées qui circulaient discrètement dans les médinas, les écoles et les cafés du Maroc sous Protectorat.
Dans cet épisode de Citiscape, CitizOn raconte l’histoire de Saïd Hajji, figure intellectuelle majeure du nationalisme marocain moderne, mort à seulement trente ans mais dont l’influence sur la conscience politique marocaine reste immense.
Né à Salé en 1912, quelques semaines après la signature du traité de Fès, Saïd Hajji appartient à cette première génération qui grandit entièrement sous domination coloniale française. Très tôt, il comprend que le combat politique ne se joue pas uniquement dans la rue ou dans les armes, mais aussi dans la capacité d’un peuple à produire son propre récit, sa propre presse et sa propre vision du monde.
À travers une narration cinématographique mêlant ambiances sonores, archives historiques et storytelling immersif, cet épisode suit le parcours d’un jeune intellectuel fasciné par la presse arabe du Moyen-Orient, les mouvements réformistes et les luttes anticoloniales. De Salé au Caire, des premiers journaux manuscrits aux imprimeries clandestines, Citiscape raconte comment Hajji participe à structurer une presse nationale marocaine moderne capable de fédérer étudiants, commerçants, juristes et militants autour d’une conscience collective nouvelle.
L’épisode revient également sur les grands moments du nationalisme marocain des années 1930 : la mobilisation contre le Dahir berbère, le Plan de réformes marocaines de 1934, les premiers noyaux du Comité d’Action Marocaine et la naissance progressive du mouvement qui mènera plus tard au parti de l’Istiqlal.
Mais Citiscape explore surtout une intuition fondamentale de Saïd Hajji :
la souveraineté politique commence par la souveraineté narrative.
Par le fait d’écrire soi-même son histoire.
Dans un Maroc où les autorités coloniales saisissent les journaux, censurent les textes et surveillent les intellectuels, Saïd Hajji transforme la presse en outil de résistance stratégique.
Une plume contre un empire.
Et parfois, cela suffit à changer le destin d’un pays.
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