Foot Central
Maresca peut-il encore laisser Rayan Cherki sur le banc ?
Maresca peut-il encore laisser Rayan Cherki sur le banc ?
0:00
20:14
À propos de cet épisode
Enzo Maresca peut-il encore se permettre de laisser Rayan Cherki sur le
banc à Manchester City ? Après seulement un match de Premier League, la
question est déjà devenue incontournable. Remplaçant au coup d’envoi
face à Bournemouth, le Français est entré à la 63e minute avec City mené
1-0. Vingt-sept minutes plus tard, il avait délivré les deux passes
décisives du comeback et Manchester City s’imposait 2-1.
Le scénario est presque parfait pour relancer le débat autour de son
statut.
City avait énormément le ballon face à Bournemouth mais manquait de
créativité dans les derniers mètres. Enzo Maresca avait choisi une
équipe avec Phil Foden derrière Erling Haaland, entouré notamment
d’Antoine Semenyo, tandis que Cherki commençait sur le banc. Bournemouth
menait depuis la 26e minute lorsque le Français est entré.
À la 84e minute, son corner a trouvé Marc Guéhi pour l’égalisation.
Puis, dans le temps additionnel, Cherki a créé l’action qui permet à
Joško Gvardiol d’inscrire le but du 2-1. Initialement signalé hors-jeu,
le but a finalement été validé par la VAR. Sur le site officiel de
Manchester City, Cherki est directement présenté comme le « super sub »
ayant préparé les deux buts.
Difficile de construire une meilleure démonstration.
Mais le débat ne commence pas avec Bournemouth. Pour la première d’Enzo
Maresca sur le banc de Manchester City lors du Community Shield face à
Arsenal, Cherki avait déjà été remplaçant, Phil Foden lui étant préféré.
City avait perdu cette rencontre 3-0. Une semaine plus tard, l’ancien
Lyonnais se retrouve encore parmi les remplaçants pour l’ouverture de la
Premier League.
La question devient donc tactique autant que sportive.
Maresca veut probablement davantage de structure, de contrôle et de
discipline positionnelle. Cherki, lui, est précisément le type de joueur
qui casse les structures. Il demande le ballon entre les lignes, tente
des passes que d’autres joueurs ne voient pas, ralentit parfois une
action avant d’accélérer soudainement et cherche constamment le geste
qui élimine plusieurs adversaires. Ce profil comporte du risque, mais il
apporte également quelque chose que Manchester City semblait manquer
pendant une grande partie du match contre Bournemouth : de
l’imprévisibilité.
La concurrence avec Phil Foden est évidemment centrale.
Foden connaît parfaitement City, possède une énorme expérience des
grands matchs et peut occuper plusieurs positions. Mais Cherki offre une
créativité différente. Le débat n’est donc pas forcément de choisir
définitivement l’un contre l’autre. Maresca doit aussi se demander
comment les utiliser ensemble, surtout dans les matchs où City affronte
un bloc bas et doit inventer des solutions dans très peu d’espace.
Le contexte général renforce encore cette idée.
Manchester City traverse une importante transition. Rodri est parti à
Barcelone, Savinho se rapproche d’un départ et plusieurs changements
sont encore possibles avant la fermeture du mercato. Maresca reconstruit
donc à la fois le milieu et les circuits offensifs de son équipe. Dans
cette période d’incertitude, un joueur capable de décider d’un match en
une demi-heure possède forcément une valeur énorme.
Cela ne signifie pas que Cherki doit obligatoirement jouer 90 minutes à
chaque rencontre. Son état physique, son volume sans ballon, le plan de
match et l’équilibre collectif peuvent justifier certaines rotations.
Mais après deux matchs officiels débutés sur le banc et surtout après
deux passes décisives qui ont directement renversé Bournemouth, la
pression sur Maresca monte.
Et le prochain match peut déjà nous donner une réponse.
Manchester City se déplacera à Crystal Palace le vendredi 28 août. Si
Cherki commence encore sur le banc, chaque difficulté offensive de City
relancera immédiatement la même question : pourquoi se priver au coup
d’envoi de son joueur le plus imprévisible ?
Dans cette vidéo, on analyse le début de saison de Rayan Cherki, son
rôle dans le système d’Enzo Maresca, sa concurrence avec Phil Foden, ses
deux passes décisives contre Bournemouth et surtout ce qu’il doit
encore montrer pour devenir un titulaire régulier à Manchester City.
Maresca peut-il continuer à l’utiliser comme arme ultime en sortie de
banc… ou Cherki vient-il tout simplement de gagner sa place dans le onze
?
Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Discussion 0
Connectez-vous pour participer à la discussion